Le capitalisme, un système qu’il faut renverser

27 avril 2022

International

Pour les plus riches, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles…

Selon le classement 2022 des hommes les plus riches du monde, ils seraient cette année 2.668 à se partager 12.700 milliards de dollars. Il faut multiplier ce chiffre par 600 environ pour avoir le montant en francs CFA, de quoi donner le vertige, tellement à cette échelle ces chiffres perdent leur sens pour le commun des mortels.

L’homme le plus riche de ce classement est Elon Musk, le fondateur de Tesla et SpaceX. Sa fortune personnelle est estimée à 219 milliards de dollars. Pour comparaison, le budget 2022 de la Côte d’Ivoire est environ de 10.000 milliards de francs CFA, soit moins de 17 milliards de dollars. Avec sa fortune, Elon Musk pourrait financer sur 13 ans toutes les dépenses de l’État ivoirien.

Et là, on ne parle encore que des fortunes personnelles et pas des entreprises multinationales qui brassent des sommes encore plus colossales. C’est dire que la planète regorge de richesses, mais c’est dans sa répartition qu’il y a problème.

Pour les plus pauvres, c’est toujours la disette

Entretemps un rapport de l’ONU et d’ONG tire la sonnette d’alarme sur le fait que 6 millions d’enfants dans 6 pays du sahel sont menacés par une malnutrition aiguë et que si rien n’est fait, 900.000 d’entre eux pourraient en mourir cette année.

Les conflits, l’insécurité, les crises socio-économiques et les événements climatiques extrêmes récurrents continuent de détériorer les conditions d’existence des plus pauvres ; les premières victimes sont les enfants. En Afrique de l’Ouest le nombre d’enfants de moins de 5 ans qui risquent de souffrir de malnutrition aiguë est en hausse de 27% par rapport à 2021 et de 62% par rapport à 2018. Il s’agit d’un niveau record pour la cinquième année consécutive.

La guerre entre la Russie et l’Ukraine va encore aggraver cette situation car elle se traduit par une nouvelle flambée des prix.

Pour faire face à cette menace de mort sur des centaines de milliers d’enfants et des séquelles graves pour des millions d’autres, il faudrait un peu moins de 100 millions de dollars. Les organismes (ONG, UNICEF, FAO) engagés dans la lutte contre la malnutrition des enfants peinent à rassembler ces fonds et font appel aux dons et à la charité.

L’avenir c’est le socialisme

Au moment où les États impérialistes directement ou par multinationales interposées, se battent dans le sahel à coups de milliards de dollars (à l’exemple de la France qui dépensait un milliard de dollar par an dans l’opération barkhane au Mali), pour faire main basse sur ses ressources, on laisse mourir de faim les enfants qu’on pourrait sauver avec une infime partie de ces dépenses militaires.

Ce qui est en cause, ce ne sont pas les catastrophes naturelles ou autres phénomènes climatiques, c’est le capitalisme qui, même dans son fonctionnement normal, condamne les plus pauvres à végéter dans la misère. Et c’est la décadence du système capitaliste qui accentue le désordre dans le sahel sous forme de conflits armés et de crises socio-économiques.

Pour mettre fin à la misère et aux inégalités, l’humanité doit se débarrasser du capitalisme qui ne met en avant que le profit individuel, et se doter d’un système économique tourné vers la satisfaction des besoins de tous, le socialisme. C’est la tâche qui s’impose aux révolutionnaires aujourd’hui. Sinon le capitalisme entrainera l’humanité en arrière, vers la guerre et la barbarie.