La colère gronde contre la pénurie de gaz

05 avril 2019

Tchad

Depuis plusieurs semaines, partout dans le pays, en particulier à Ndjaména la capitale, la colère gronde contre la mauvaise gestion du gouvernement, contre son laisser-aller. Les usagers de gaz butane ne savent où donner de la tête.

Des femmes, des enfants, transportant des bouteilles vides sur la tête pour aller les échanger contre des bouteilles pleines, vont à pied d’un quartier à l’autre, d’un point de vente à un autre, d’une boutique à une autre, parcourant parfois des kilomètres sans rien trouver. C’est la galère ! Un consommateur aux abois laisse éclater sa colère : « On ne sait quoi faire ? Ce n’est pas normal qu’il y ait pénurie alors que le pays produit du gaz butane » Un membre du « Collectif tchadien contre la vie chère » s’insurge sur le fait qu’on en soit réduit à utiliser comme combustible de la bouse de bœufs séchée, des chaussures usées et des feuilles de palmier pour préparer à manger.

Les commerçants en profitent-ils pour spéculer. À l’achat, la bouteille de gaz pleine de 6 kg, coûte entre 15.000 et 16.000 francs selon la qualité et le fournisseur (Total-gaz, gaz.com ou autre). Vide, elle s’échange partout contre une bouteille pleine à 2.000 CFA. Ce n’est plus le cas depuis la pénurie. Les échanges se font entre 2.500 et 3.000 francs CFA dans certains points de vente, encore si l’on en trouve. Quant à la bombonne de 12 kg s’échangeant officiellement à 5 000 F CFA, elle est passée entre 6.000 et 7. 000 F CFA.