Un accord scélérat avec l’Union Européenne

20 février 2017

Mali

Le 12 décembre dernier, l’État malien a conclu, presque en catimini, un accord avec l’Union Européenne en vue de faciliter le rapatriement forcé des migrants maliens arrivés illégalement en Europe. Selon cet accord, « des fonctionnaires maliens se rendront dans les pays membres de l’UE pour aider à déterminer l’identité des migrants, afin d’accélérer leur retour ».

L’UE aurait débloqué pour le Mali (selon le journal Jeune Afrique) une somme de 145,1 millions d’euros pour réaliser neuf projets destinés à la lutte « contre les réseaux de trafiquants d’êtres humains et améliorer le contrôle des frontières».Bien avant l’arrivée d’Ibrahim Boubacar Keïta au pouvoir, le gouvernement malien avait déjà eu à participer activement au rapatriement forcé de sans-papiers maliens de France. On se souvient des tristement célèbres « charters de la honte» de Pasqua et de ses successeurs de gauche comme de droite au poste de ministre de l’Intérieur. De nombreux travailleurs immigrés, tout comme de nombreux maliens de Bamako et de Kayes ont été révoltés par ces expulsions intolérables. Aujourd’hui IBK se dit prêt à collaborer pour de futures expulsions massives en échange de quelques « cadeaux » de ses maîtres. Les futurs expulsés et leurs familles qui tentent d’échapper à la misère apprécieront ce geste de larbin de l’impérialisme.