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FASO CONSTRUCTION : LES MACHINISTES SE SONT FAIT ENTENDRE

Le jeudi 30 avril, les machinistes de cette entreprise de travaux de construction ont bloqué l’accès du chantier, pour obliger la direction à les écouter.

En effet, c’est depuis plus d’un mois que la direction a mis fin au contrat de plusieurs machinistes. Mais comme à son habitude, elle n’a pas payé les droits de rupture de contrat alors que certains ont plus de trois ans d’ancienneté. Le mercredi 29, ces travailleurs se sont rendus au siège de l’entreprise pour réclamer leurs droits. Mais ils ont eu comme réponse, le refus de les recevoir. La Directrice des ressources humaines a dit qu’elle avait autre chose à faire que de les écouter. Les travailleurs ont insisté mais elle a persisté dans son refus. Avant de quitter son bureau, ils lui ont dit et répété que si rien n’est fait dans l’immédiat, ils bloqueront le chantier pour se faire entendre. Elle a pris ça comme une simple menace.

Le jeudi 30, très tôt le matin, l’accès à l’un des chantiers en construction, à Cocody Angré 8ème tranche, a été bloqué. Ce chantier est une cité réalisée par la CNPS pour y loger les agents de la Banque Africaine de Développement. Et les machinistes l’ont choisi à dessein car il y a à peine un mois, le gouvernement avait posé la première pierre avec fanfare. Donc c’est un chantier de prestige, avec une forte pression sur les entreprises qui y travaillent.

Les grévistes ont bénéficié de l’appui de leurs collègues travailleurs dont beaucoup sont aussi en fin contrat. Depuis quelques mois, les travailleurs de cette entreprise s’étaient par ailleurs aussi organisés pour revendiquer de meilleures conditions de travail. C’est tout cela qui a facilité le mouvement des machinistes qui étaient 26 personnes à bloquer un chantier de plus d’une centaine de travailleurs. Le directeur en personne s’était alors précipité sur le terrain pour trouver une solution négociée.

Il a promis que tous leurs droits seront payés. Après avoir apaisé la colère des travailleurs, en bon patron, il leur a reproché le fait qu’ils se sont mis en grève sans préavis, ni trouver la peine de venir le voir lui-même. Mais ce que ce Monsieur a fait semblant d’oublier, c’est que les premiers travailleurs partis en fin de contrat avaient fait la grève à deux reprises avant de pouvoir obtenir gain de cause. Et cette leçon, les machinistes l’avait bien retenu. Et le même message est encore passé pour les collègues encore en poste, en cas de besoin.


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