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CICO SYNATRESOR : DES TRAVAILLEURS DÉTERMINÉS À EN DÉCOUDRE AVEC LE PATRON

LE QUOTIDIEN DES TRAVAILLEURS

Les travailleurs du chantier Synatrésor sur la route de Bingerville ont entamé une grève le mercredi 01 avril. Ils ont maintenu cette pression sur le chantier après le férié de Pâques. C’est seulement le vendredi 10 avril qu’ils ont suspendu la grève.

Cette énième grève sur ce chantier de la Cico est provoquée par la direction elle-même. Cela fait presque un an que les travailleurs des différents chantiers de Cico ont entamé des négociations avec leur direction. Ces négociations portent sur la question des augmentations de salaire, le respect des salaires des manœuvres dans le bâtiment, la déclaration individuelle de chaque travailleur à la CNPS, etc. Différents accords ont été signés selon les chantiers. Il s’avère que sur le chantier de Synatrésor, les travaux ne sont pas finis pour procéder à une démobilisation normale. Donc l’accord de la démobilisation a porté sur 6 mois de contrat. Mais une partie des travailleurs qui est en grève aujourd’hui n’a pas signé de contrat du fait que les contrats ne remplissent pas toutes les conditions d’un contrat journalier, à savoir : les heures supplémentaires, les primes imposables et le salaire des ouvriers machinistes. Toutes ces irrégularités ont été signifiées à la direction pour qu’elle apporte des corrections. Mais celle-ci a fermé les yeux en attendant que les 6 mois qui figurent dans l’accord expirent. Et c’est ce qu’elle a fait signifier aux travailleurs le 31 mars au soir. Mais c’était mal connaître la détermination des 35 travailleurs. Dès le lendemain 1er avril, ils ont barricadé le chantier, interdisant tout accès.

Les patrons ont cru qu’avec les fériés de la fête de pâques, la mobilisation allait baisser. Ce fut le contraire car, dès le mardi matin, les grévistes ont repris leur mouvement, cette fois-ci, en chassant les ouvriers des tacherons et tous les petits patrons. Ils sont restés maîtres des lieux pendant deux jours. Le jeudi 9 avril, voyant que les patrons ne se sentaient pas aussi inquiets que ça, ils ont décidé d’aller manifester au siège de Cico. Ils ont interdit tout accès, même au directeur voulant aller à son bureau. C’est ainsi que les patrons ont fait appel à la police du 12ème arrondissement. La commissaire a convoqué les deux parties à son bureau, mais ayant déjà un parti pris, elle n’a fait qu’intimider par des menaces, le camp des travailleurs. Et comme tout cela n’a pas marché, la direction a enfin porté l’affaire devant la sous-direction de l’Inspection du travail d’Adjamé.

Pour le moment, les travailleurs restent toujours mobilisés et déterminés à en découdre avec la direction. Ils veulent, soit leur intégration soit leurs droits de fin de chantier.


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