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MENACE D’ÉBOLA AU MALI

MALI

Les autorités maliennes ont annoncé le premier cas d’Ébola au Mali. Il s’agit d’une fillette de deux ans décédée le 24 octobre dernier dans un hôpital de la ville de Kayes. Elle aurait contracté le virus lors d’un voyage dans une région infectée de la Guinée voisine.

Cette nouvelle a de quoi alarmer, à juste titre, les travailleurs immigrés maliens de France dont une grande majorité provient de la région de Kayes. L’arrivée de ce virus dans cette ville constitue en effet une grande menace pour leurs familles et leurs amis.

Les autorités maliennes se veulent rassurantes. Elles ont immédiatement annoncé qu’elles ont "déployé des efforts considérables" pour empêcher la propagation du virus. Le ministère de la Santé a assuré que les personnes ayant été en contact avec la victime ont toutes été placées sous surveillance, et que le bus dans lequel la fillette avait voyagé a été retrouvé et désinfecté. Les médias ont été mis à contribution pour lancer des messages de "vigilance" et donner des "conseils d’hygiène" à la population.

En fait il y a plus de discours et d’autosatisfaction que d’actions concrètes pour venir au secours de la population au cas où le virus se propagerait dans le pays. Le Mali ne possède en effet pas plus de moyens que la Guinée ou le Liberia pour faire face à l’épidémie. Il ne peut compter que sur l’aide internationale. Mais le gouvernement français, par exemple, qui a été si prompt à déployer ses troupes militaires et son aviation au Nord du Mali pour défendre les intérêts économiques des capitalistes dans cette région du Sahel, n’est pas si prompt à agir lorsqu’il s’agit de venir au secours des populations devant une menace épidémique. Les travailleurs ont donc de quoi être inquiets de la menace qui pèse sur la vie de leurs proches.


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