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S’OPPOSER Á L’EXPLOITATION DES ENFANTS, C’EST S’OPPOSER Á CETTE SOCIÉTÉ CAPITALISTE

Selon les statistiques officielles, plus d’un millions d’enfants de bas âges travaillent dans ce pays.

Cet organisme aux ordres du pouvoir veut faire croire à qui veut l’entendre que le nombre d’enfants ainsi exploités seraient à la baisse. Par quelle magie ? Parce que la « 1ère dame » en aurait fait son « cheval de bataille » ? C’est de la démagogie et rien d’autre !

Tout le monde peut constater que le nombre d’enfants scolarisés dans ce pays est en baisse. Inversement, ceux qui entrent dans la vie active dès l’âge de 7 à 8 ans sont en nets augmentation. Ceci, pour la simple raison que la situation des parents en ville comme au village ne cesse de s’aggraver.

Dans les campagnes…

Les prix auxquels les paysans sont obligés de vendre le café, cacao, hévéa, palmier à l’huile et autres coton et noix de cajou, ne leur permettent pas de s’en sortir. Beaucoup sont réduits à recourir à la main-d’œuvre infantile pour ne pas crever dans la misère.

Il en va de même des enfants des ouvriers agricoles. Leurs parents travaillent dans les plantations des Bédié, Billon, Unilevers, Bolloré et consort. Ils travaillent le plus souvent pour un salaire de misère allant de 500 Fr à 1000 Fr par jour travaillé. Avec un tel salaire de misère, comment peuvent-ils subvenir aux besoins les plus élémentaires de leurs enfants. C’est dans ces conditions que pour leur survie, les enfants sont condamnés aux travaux agricoles, parfois dans des conditions dramatiques dignes de l’esclavage.

Il faut rappeler que les premiers bénéficiaires de ces produits agricoles de spéculations sont avant tout les grandes multinationales que sont les Cargill, IPS et autres Armajaro.

Dominique Ouattara joue à la dame patronnesse pour faire jolie devant les caméras mais son propre fils est le dirigeant de l’une de ces multinationales, en l’occurrence Armajaro. Cette entreprise boycotterait le cacao ivoirien depuis que le prix d’achat aux paysans a été légèrement augmenté. Elle aurait certainement préféré des prix plus bas en faisant travailler les enfants pour avoir une meilleure marge bénéficiaire.

En ville…

Que peut faire un père de famille qui touche un salaire de 50 000F ? Il peut à peine nourrir sa famille, sans parler de les soigner et d’envoyer les enfants à l’école. Dans ces conditions, l’enfant qui peut rapporter de l’argent permet à la famille de vivre. A Abidjan, c’est à tous les coins de rue qu’on voit des enfants qui vous abordent pour vous proposer de prendre vos bagages, de cirer vos chaussures, etc. De nombreuses jeunes filles deviennent des servantes, mal payées maltraitées et exploitées.

A cause de la pauvreté des parents qui ne cesse de s’aggraver d’année en année, le travail des enfants est devenu une nécessité. Et les autorités en sont complices ! Lutter contre le travail des enfants, c’est changer les bases de la société dans laquelle nous vivons. Les capitalistes tirent leur richesse de l’exploitation des travailleurs, de leurs enfants et de leurs familles. Voilà pourquoi, il les maintient dans la misère.


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