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FOYER BARA : LES RÉSIDENTS EXPULSÉS EXIGENT UN RELOGEMENT DÉCENT POUR TOUS !

MMIGRATION

En l’espace d’une semaine, il y a eu successivement deux expulsions dans les foyers des travailleurs africains de Montreuil. La première expulsion s’est passée au foyer de la rue Bara.

Le 29 octobre dernier, à 5 heures du matin, 180 résidents, plus des dizaines de "clandos" du foyer Bara, ont été expulsés manu militari par la police, sur décision du Préfet de la Seine-Saint-Denis. Après avoir passé une journée et une nuit dans la rue, ils ont été entassés dans un hangar, sans perspective de relogement. Ni les protestations du maire communiste de Montreuil, ni la mobilisation de militants solidaires n’ont pu empêcher le forfait de la préfecture. Cependant, la lutte se poursuit à l’intérieur même du hangar. Les expulsés exigent un relogement décent pour tous.

Finalement le 30 octobre, la mairie a relogé les expulsés dans les anciens bureaux vides, cédés par la municipalité. Mais la solution n’est que provisoire pour eux ; ils réclament toujours un vrai relogement.

Rappelons que le 26 septembre 2018, le maire avait réquisitionné un immeuble de

l’AFPA (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes), de l’avenue de la Résistance à Montreuil, pour y loger provisoirement des résidents de foyer Bara. Dans un premier temps, 150 travailleurs se sont portés volontaires pour aller vivre dans cet immeuble réquisitionné ; dans un second temps, environ 70 autres les ont rejoints. Ce qui fait 220 relogés sur un total de 400, des Maliens pour la plupart. Ce sont donc les restants au nombre de 180 qui viennent d’être expulsés. Ils avaient refusé l’hébergement provisoire proposé par le maire ; ils craignaient, à juste titre, de quitter le foyer sans garantie.

Rappelons que ce foyer a vu le jour en 1960. C’était une ancienne usine de pianos désaffectée transformée en logement social. Aujourd’hui vétuste, surpeuplé, dangereux et insalubre pour les locataires, il devrait être détruit et reconstruit. D’où la décision de réquisition du maire.

La seconde expulsion a eu lieu le 4 novembre dans le bâtiment de l’AFPA, avenue de la Résistance à Montreuil. Ce sont les 22O ex-résidents du foyer Bara qui avaient accepté de déménager dans les bureaux vides de l’AFPA réquisitionnés par le maire PCF de Montreuil. Ils ont été placés dans un nouveau foyer en construction, rue Beulefer, à Montreaux, près du foyer Branly. Après leur expulsion, ils avaient occupé la tour administrative de Montreuil, pour scander "On veut des logements pour tous".


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