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PAR L’INACTION DU GOUVERNEMENT L’ÉPIDÉMIE DE ROUGEOLE CONTINUE DE TUER

TCHAD

L’épidémie de rougeole officiellement déclarée en mai 2018 à Ndjaména la capitale et à Amtiman (sud-est du Tchad), continue de faire des ravages. Cette épidémie a aujourd’hui affecté 69 des 126 districts du pays. Entre janvier et mars 2019 par exemple, Médecins Sans Frontière (MSF) a recensé 9.000 cas de rougeole et déclaré 68 décès. Selon cette organisation, l’épidémie gagne même en intensité.

À N’Djamena, MSF a transformé son ancien centre nutritionnel thérapeutique pour y accueillir des enfants atteints par la rougeole. Environ 1.500 patients y ont été soignés. Travaillant avec 270 relais communautaires, MSF cherche à renforcer ses capacités de dépistage. À Amtiman et aux alentours, l’équipe de MSF a vacciné 107.000 enfants. Elle soigne également des patients à l’hôpital d’Amtiman ainsi que ceux des centres de santé.

Pour atteindre de bons résultats, 95% des enfants devraient être vaccinés, selon les médecins. Or au Tchad, seul un enfant sur trois de moins de cinq ans est vacciné contre la rougeole. Aussi l’organisation non gouvernementale demande à l’État tchadien une plus grande participation à la lutte contre ce fléau. Mais le ministère tchadien de la Santé traîne les pieds. Ses dirigeants, à l’image de ceux haut-placés dans l’appareil d’État sont beaucoup plus intéressés par ce qu’ils peuvent en tirer comme profit pour leurs intérêts personnels qu’à s’occuper de la santé de la population. Impliquer davantage l’État comme le souhaite MSF ne leur rapporte rien à mettre sous la dent.


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