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LES ENSEIGNANTS N’ONT PAS REUSSI À IMPOSER LEURS REVENDICATIONS MAIS CE N’EST QUE PARTIE REMISE

LEUR SOCIÉTÉ

Des syndicats de l’enseignement public ont relancé la grève dans le secteur de l’éducation-formation publique à la mi-mai. Mais cette fois-ci la mobilisation n’a pas été au rendez-vous. Après une semaine, le mouvement a été suspendu. C’est déjà la fin de l’année, les classes intermédiaires dans les lycées et collèges ne vont déjà plus au cours. Les enseignants projettent donc de reprendre le mouvement l’année prochaine.

Rappelons que les enseignants ont fait grève durant deux mois, de fin janvier à mars 2019. Le mouvement a été suivi par l’ensemble du corps pédagogique et a paralysé l’enseignement, du primaire à l’université. C’est cette paralysie qui a contraint les responsables gouvernementaux à entamer des discussions avec les responsables syndicaux qui eux, n’attendaient peut-être que ça pour demander l’arrêt de la grève. Cela a été décidé contre la volonté des grévistes car sans contrepartie pour eux.

Les autorités de tutelles ont profité de ce sursis pour raccourcir et terminer l’année scolaire, sans pour autant rien céder sur les revendications. Les syndicats se sentant peut-être floués ont voulu relancer le mouvement de grève mais sans trop y croire.
La ministre de l’Éducation nationale n’a pas pu s’empêcher d’insulter et de menacer les enseignants grévistes, d’autant plus qu’elle a senti que le rapport des forces était en défaveur de ces derniers.

Qu’elle ne se réjouisse pas trop vite ! Les enseignants en colère n’ont pas encore dit leur dernier mot. Certes, avec leurs seules forces ils n’ont pas réussi à faire plier le gouvernement mais la morgue et le mépris des gens du pouvoir finiront par se retourner contre eux. D’autant plus que les enseignants du secteur public sont loin d’être les seuls à souffrir des bas salaires et des mauvaises conditions de travail. Tous les petits salariés de l’Etat sont dans la même situation, pour ne parler que de ceux-là. Mais au-delà des enseignants du secteur public, il y a aussi ceux du secteur privé où les conditions sont encore plus insupportables même si les grèves y sont plus rares et moins visibles à cause de l’éparpillement. Cela fait beaucoup de mécontents et peut constituer une force puissante si on marche côte à côte et dans la même direction. On verra alors si les dirigeants au pouvoir se comporteront avec autant d’arrogance envers les petits salariés qui ne font que revendiquer leur droit de vivre décemment de leur travail.


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