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COUVERTURE MALADIE UNIVERSELLE : DE REPORT EN REPORT…

LEUR SOCIÉTÉ

À sa conférence organisée le 01 mars, le directeur général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) a annoncé que sa structure était prête à démarrer ses activités le 01 juillet prochain. D’après lui, « les principaux obstacles identifiés au niveau expérimental, ont pu être surmontés ». Difficile de le croire sur parole quand on sait que cette structure a connu plusieurs reports depuis son lancement. Commencée sous Gbagbo sous le nom d’Assurance Maladie Universelle (AMU), elle est devenue sous la présidence de Ouattara, la Couverture Maladie Universelle (CMU). Que ce soit l’un ou l’autre de ces noms, ce qui caractérise cette assurance maladie universelle est le fait qu’elle est plus un effet de propagande que toute autre chose.

D’abord, les hôpitaux et les centres de santé ne sont pas en nombre suffisant, tout comme le personnel médical. Alors que le lancement est prévu pour juillet, l’Etat parle encore de réhabiliter des centres de santé. Autrement dit il y a des risques que cela soit repoussé une fois de plus.

Ensuite, il y a les populations concernées. Cette assurance est censée prendre en charge toutes les personnes vivantes sur le territoire ivoirien. Chaque membre doit payer 1 000 francs par mois, ce qui revient à débourser une somme de 10 000 francs pour une famille de 10 personnes. Si pour un fonctionnaire ou un travailleur salarié du privé, le prélèvement se fera sur son salaire, il n’en est pas de même pour l’immense majorité de la population qui est dans le secteur informel. A la difficulté de moyens, s’ajoute donc la difficulté de payement.

Depuis cinq ans, c’est à peine, 1,8 millions de personnes soit seulement 5% de la population qui a été enrôlée. On peut donc dire que rien n’a été fait quoique puisse dire le directeur général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM).

Vu l’inaccessibilité aux soins pour la grande majorité de la population, il est nécessaire qu’il y ait une véritable couverture maladie à la portée de tous. Mais dans ce domaine de la santé comme dans d’autres domaines utiles à la grande majorité de la population il ne faut pas trop compter sur nos dirigeants qui sont plus promptes à vider les poches des plus démunis plutôt qu’à leur rendre un service.


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