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LE COMBAT POUR LA RECONNAISSANCE DES MALADIES PROFESSIONNELLES EST À MENER !

LE QUOTIDIEN DES TRAVAILLEURS

La CNPS a récemment tenu un symposium sur la prévention des risques professionnels. De nombreuses maladies professionnelles ne sont pas encore reconnues comme telles par cet organisme alors que les travailleurs en meurent ou sont handicapés à vie. Même lorsqu’il s’agit d’une maladie reconnue par la CNPS comme professionnelle, il est très difficile pour un travailleur de faire valoir ses droits.

Une maladie professionnelle selon la définition de la CNPS, « est une maladie contractée par le travailleur exposé de façon habituelle à l’action de certains agents nocifs dans l’exécution de son travail ». Trois conditions sont nécessaires pour prétendre avoir le droit d’être considéré comme atteint d’une maladie professionnelle. Le travailleur doit avoir été exposé pendant une certaine période, présenter les symptômes durant une certaine période après avoir changé ou quitté cet emploi ; la maladie doit figurer sur la liste des maladies professionnelles reconnues comme telles par la législation nationale.

La liste des maladies professionnelles était de 41 en 1957 (elle comporte par exemple des maladies comme la silicose, inhalation de poussière, sur les btp et les carrières ; asbestose, maladie pulmonaire consécutive à l’exposition à l’amiante). Puis, elle est passée à 42 en 1967 avec l’ajout des affections dues à l’exposition au bruit.

Depuis lors, ce n’est qu’en 2013, que trois autres maladies ont été ajoutées à cette liste. D’ailleurs, ce n’est que cette année, que par exemple des indemnisations ont été prévues par l’État pour les affections péri-articulaires provoquées par certains gestes et postes de travail et les affections chroniques du rachis lombaire provoquées par la manutention de charges lourdes et enfin pour les affections liées au travail du bois.

C’est dire que des milliers d’ouvriers sont morts, de maladies provoquées par leur travail, sans aucune indemnisation !

A ce même symposium, on a dit aussi que « 82% des postes de travail évalués dans 320 entreprises sont exposés au risque bruit dépassant les 85 décibels ». Et que c’est seulement 1,4 à 14% des salariés de ces entreprises qui portent une protection individuel contre le bruit. Autrement dit, la grande majorité n’est même pas protégée contre cette forme de nuisance.

La santé des travailleurs n’est pas le souci des capitalistes. Pour eux, seul le profit est sacré. Les autorités publiques sont complices de cette situation car elles ferment les yeux sur les vrais responsables


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