UATCI

LA MALNUTRITION FAIT DES RAVAGES

TCHAD

Selon un représentant de l’Organisation des Nations Unies (ONU), « Un demi-million d’enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë sévère » autour du lac Tchad (Niger, Nigeria, Cameroun et Tchad). Ils ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence et de soins médicaux appropriés.

Pour lutter contre ce fléau, l’ONU a lancé un cri d’alarme afin de récolter des fonds estimés à 1,5 milliard de dollars. Mais jusqu’à présent, seulement le tiers de cette somme a été enregistré. L’ONU craint que la situation de ces enfants ne se détériore davantage par manque d’argent, et à cause des pluies et des combats entre les armées de ces quatre pays et les factions d’extrémistes religieux de Boko Haram.

À Ndjamena même, les responsables d’une ONG estiment que cette année, « 50.000 enfants sont touchés par ce fléau. Le taux de malnutrition infantile frôle les « 5%, » ce qui est largement supérieur au « seuil d’urgence fixé à 2% », a déclaré cette ONG. D’après son constat, « les centres de santé de la capitale sont débordés. Il manque de place pour accueillir les enfants frappés de malnutrition sévère ». Médecins sans frontières (MSF) a construit un hôpital en urgence à Ndjari, un quartier populaire de la capitale mais c’est loin d’être suffisant, et les médecins sont obligés de « refuser » certains enfants malades.

Au Tchad comme en Afrique ou ailleurs dans les pays sous développés, c’est le capitalisme qui est le premier responsable de cette situation. En exploitant à mort les travailleurs de ces pays, en leur versant un salaire de misère ; en détruisant les cultures vivrières et en privilégiant les cultures d’exportation comme le coton, le sisal, le capitalisme a contribué au sous-développement et a semé la misère dans ces pays.

Les dirigeants locaux quant à eux, ont été installés, parfois directement, par les puissances impérialiste pour servir leurs intérêts dans leurs zones d’influence. Le dictateur Déby en est un exemple. En échange de sa docilité, l’impérialisme français l’autorise à s’enrichir en volant dans les caisses de l’État. Que les hôpitaux publics soient insuffisants face aux besoins de la population où qu’ils soient en piteux état, que le pays manque de tout en matière d’infrastructures utiles à la population, ce n’est pas le problème de Déby du moment que lui et sa clique peuvent continuer à s’en mettre plein les poches.


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