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LES PREMIERS MINISTRES PASSENT MAIS LA COLÈRE DES ENSEIGNANTS DEMEURE

MALI

C’est à croire que le président malien change de Premier ministre comme ses chaussettes. En quatre ans d’exercice de pouvoir, il en est à son cinquième. A peine installé à son poste, le nouveau Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga veut se distinguer en tentant le bras de fer avec les enseignants qui continuent de faire la grève pour l’amélioration de leur condition de travail et de leurs salaires. Ceux-ci sont d’autant plus en colère que le précédent gouvernement n’a pas respecté ses engagements alors qu’un accord avait été conclu avec les représentants des enseignants à la suite des grèves précédentes.

À défaut d’appliquer ce qui a été promis, le gouvernement cherche plutôt à intimider les grévistes en proférant des menaces. C’est ainsi que la ministre du Travail et de la Fonction Publique, a pondu une circulaire pour procéder à des retenues sur les salaires des enseignants grévistes et d’engager contre eux des procédures de sanctions judiciaires pouvant aller jusqu’à la radiation.

Parallèlement à ces menaces, le gouvernement essaie de monter les parents d’élèves et les élèves contre les enseignants en propageant l’idée qu’à cause des grèves il y a un risque d’année blanche. Manque de chance pour lui, bon nombre d’élèves ont plutôt pris le camp des enseignants car ils sont conscients que si ceux-ci sont mal payés et mal considérés par l’ ils ne peuvent pas donner un enseignement de qualité. Alors, le premier responsable de la perturbation de l’année scolaire c’est d’abord le gouvernement lui-même. Il faut qu’il respecte ce qu’il a promis aux enseignants !


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