UATCI

RECRUDESCENCE DE LA PESTE PULMONAIRE DANS LES QUARTIERS DÉFAVORISÉS

MADAGASCAR

Chaque année cette maladie virale tue 60 à 70 personnes dans les quartiers pauvres de la capitale soumis à la prolifération des rats d’égouts et des puces qu’ils véhiculent. Cette année, l’épidémie a commencé plus tôt et a frappé aussi la ville de Toamasina située sur la côte-est. Plus d’une quinzaine de personnes sont mortes par suite de douleurs thoraciques accompagnées de toux et de crachats sanguinolents.

Les autorités ne font pas grand-chose et laissent les personnes présentant des symptômes suspects, à leur sort, les conseillant simplement de se rendre à des centres de santé, qui du reste sont dépourvus de presque tout.

Cela a pour conséquence le développement de l’automédication. Actuellement un climat de psychose s’est emparé de la population des quartiers infestés. Un médicament appelé COTRIM censé guérir cette maladie est actuellement en rupture de stock dans les pharmacies. Les plaquettes de 10 comprimés, qui coûtaient 1000 ariary chacune, se vendent 5000 ariary au marché parallèle.

L’automédication et le manque de structures de santé dignes de ce nom, favorisent le développement de souches résistantes de virus. Les autorités ne sont pas ignorantes de ce danger, mais laissent perdurer la situation.


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