UATCI

NON À LA RÉPRESSION CONTRE LES MIGRANTS ! OUI AUX DROITS À LA LIBRE CIRCULATION ET À L’INSTALLATION !

FRANCE

Le 12 juillet, le Premier ministre Edouard Philippe a dit qu’il allait augmenter le nombre de places dans les centres d’accueil pour les migrants car, selon lui, « Nous ne sommes pas à la hauteur de ce que doit être la France ». Il a dit aussi qu’il veut réduire le délai de traitement des demandes d’asile de 14 à 6 mois. Mais derrière cette déclaration hypocrite il y a surtout la volonté d’expulser plus efficacement les migrants qui ont réussi à traverser les frontières de la France.

Alors qu’une centaine de milliers de migrants arrivent chaque année, 7 500 places seront créées en deux ans pour l’accueil des demandeurs d’asile. Elles viendront s’ajouter aux 54 000 déjà existantes. Cela est insuffisant, et ne résoudra pas le problème de ceux qui n’ont pas encore réussi à faire leur demande et s’abritent comme ils peuvent, vivant dans des situations déplorables, ou qui choisissent de ne pas la faire sachant qu’ils seront déboutés. 5 000 autres places iront aux migrants ayant obtenu le statut de réfugié mais n’ayant pas encore pu trouver de logement.

Parmi les déboutés du droit d’asile, ou qui n’osent pas le demander, figurent ceux qui fuient la misère et la faim dans leur pays, et que l’administration qualifie de « réfugiés économiques ». Il y a aussi ceux qui viennent des pays jugés sûrs selon des critères plus que douteux, et qui n’ont pu prouver qu’il y avait pour eux un risque mortel à y retourner. Y figurent également ceux qui ont fait une demande dans un autre pays, l’Italie ou la Grèce la plupart du temps, et étaient censés y attendre la réponse. Ces hommes et ces femmes constituent la grande majorité des migrants et la politique du gouvernement français actuel, comme ceux qui l’ont précédé, est d’en expulser le plus grand nombre car ils sont indésirables à leurs yeux.

L’État français a les moyens d’accueillir dignement sur son sol un grand nombre de migrants qui fuient la misère et la guerre dans leur pays. Ce ne sont pas les moyens techniques et financiers qui lui font défaut pour les loger et les soigner. C’est un problème de choix et de volonté politiques comme le sont le chômage, la misère, le mal logement, la dégradation du système de santé publique et bien d’autres choses encore qui touchent les travailleurs et les familles modestes de ce pays. Alors, il faut exiger le droit à la libre circulation et à l’installation des migrants en France comme ailleurs.


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