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PLUIES DILUVIENNES, L’INCURIE DES AUTORITÉS AU GRAND JOUR

Comme tous les ans, avec la grande saison des pluies, c’est le retour des inondations et des gros dégâts. La ville d’Abidjan n’a pas été épargnée. Beaucoup de quartiers, notamment les quartiers pauvres, étaient sous les eaux. Il y a eu 8 décès et beaucoup de dégâts matériels.

Cette situation catastrophique n’est pourtant pas une fatalité. Depuis plusieurs mois, la météo avait prévue des pluies abondantes. Les pouvoirs publics auraient pu engager des travaux d’assainissement et de drainage des eaux de ruissèlement afin de limiter les dégâts. Ce n’est ni l’argent, ni la main d’œuvre qui manque. Pourtant, pas grand-chose n’a été réalisé. Par contre, les autorités n’ont pas manqué cette occasion pour « déguerpir » les pauvres dans certains quartiers. Le résultat est là.

Des quartiers inondés :

À Koumassi, plusieurs familles ont été obligées d’abandonner leur maison. À la zone industrielle de Koumassi, même sans la pluie, déjà les routes étaient impraticables. Maintenant, les travailleurs sont obligés de patauger dans les eaux usées qui peut arriver jusqu’aux genoux.

Yopougon avait bénéficié de quelques travaux. Mais ils se sont limités uniquement à la zone industrielle. Les quartiers ouvriers environnant, par exemple, ont été laissés à l’abandon. Les rues y sont maintenant impraticables. Certains secteurs de Micao ont été inondés. À « an 2000 », un quartier ouvrier bordant la zone industriel, le secteur en face de CIMAF, est complètement inondé. Les habitants ont dû fuir leurs maisons.

La voirie dégradée :

Faute de canalisation, la voirie dans la ville d’Abidjan a subi de fortes dégradations. À Abobo, par exemple, où les caniveaux et les égouts sont presqu’inexistants, avant même les débuts des pluies, la voirie était déjà parsemée de nids de poule. Avec la pluie, ces trous se sont évidemment agrandis, rendant la circulation encore plus difficile.

À San-Pédro, les trois voies d’accès menant à la ville sont carrément coupées, rendant impossible l’accès à la deuxième ville portuaire du pays.

Irresponsabilité de l’État

Plutôt que de prendre ses responsabilités, les autorités préfèrent accuser les populations pauvres pour leur soit disant « incivisme ».

Avec une telle attitude, les populations pauvres qui subissent les conséquences de ces inondations ne sont pas au bout de leur peine.


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