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GRÈVE DES JOURNALIERS DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ : LES TRAVAILLEURS CRIENT LEUR RAS-LE-BOL

GRÈVE DES JOURNALIERS DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ : LES TRAVAILLEURS CRIENT LEUR RAS-LE-BOL

Les journaliers du ministère de la Santé ont entamé une grève de trois jours depuis le 18 avril dans les hôpitaux publics. Ils réclament le paiement des 4 mois d’arriérés de salaire, l’embauche directe par la fonction publique, de meilleures conditions de travail. Ces journaliers, ce sont les aides-soignants, les brancardiers, les ambulanciers, les agents de nettoyage, bref des agents sans lesquels un hôpital ne peut fonctionner correctement. Selon l’un de leurs représentants, « certains collègues sont chassés de leurs maisons » lorsque d’autres « dorment à l’hôpital ». C’est face à cette situation révoltante qu’ils se sont mis en grève pour crier leur ras-le-bol.

Par le passé, tous ces agents étaient directement liés à l’État. C’est dans le cadre du PAS (Programme d’Ajustement Structurel) imposé par la banque mondiale et le FMI qu’ils ont été « déflatés » et ensuite repris par des entreprises de placement de main d’œuvre tels que Azinc Ivoir, TCP, Timoos etc. un peu l’équivalent des Ecoci et RMO dans le secteur privé.

À voir comment ces agents sont traités, cela montre à quel point les pouvoirs publics se désintéressent des hôpitaux publics qui sont devenus des mouroirs pour pauvres. Et pourtant, plutôt que de régler les problèmes qui sont bien réels, le passe-temps favori de la ministre de la Santé, c’est d’accuser le personnel soignant d’être à la base de la dégradation. Alors, les travailleurs ont raison de faire grève pour réclamer leur dû.


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