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TGCC : UNE VICTOIRE MÉRITÉE DES TRAVAILLEURS

LE QUOTIDIEN DES TRAVAILLEURS

TGCC est une entreprise marocaine qui exerce dans le secteur du bâtiment. Elle a plusieurs chantiers dans la cité des affaires au Plateau. C’est sur l’un de ces chantiers que le 14 décembre, les travailleurs ont marqué un arrêt de travail pour exiger la réponse à leurs revendications.

Depuis près de deux mois, les travailleurs ont saisi leur direction avec de nombreuses revendications. La direction a répondu par un refus de discuter en prétextant qu’ils sont recrutés par des sous-traitants. Mais ces derniers ont fait savoir qu’ils ne sont que de simples pourvoyeurs de main d’œuvre et qu’en ce qui concerne les conditions de travail et les salaires, c’est la TGCC qui est responsable.

C’est donc face à ce jeu de ping-pong que les travailleurs, las d’attendre, ont tout bloqué pour exiger une réponse. La direction de TGCC s’est sentie coincée et a procédé à la fermeture du chantier. Elle a ensuite viré les sous-traitants et procédé elle-même au recrutement de travailleurs. Au début, elle a présenté un contrat journalier avec un salaire de 3 750F au lieu de 3 000 F par jour. Il y a donc eu une petite amélioration de 750F de plus. Mais comme le compte n’y était toujours pas, les travailleurs se sont saisis de ce contrat et ont averti l’Inspection de travail qu’à la reprise des travaux, ils entameront une nouvelle grève pour réclamer le vrai taux en vigueur dans le secteur du bâtiment. Aussitôt informée de cette détermination des travailleurs, la direction a révisé le contrat en l’améliorant jusqu’à 4 275 F par jour pour certains manœuvres et 4 500 pour d’autres. Elle s’est engagée aussi à déclarer les travailleurs à la CNPS ainsi qu’à fournir les équipements de protection (chaussures de sécurité et casque) à tous les travailleurs.

Les travailleurs regonflés par cette petite reculade de la direction ont maintenu la pression en réclamant les arriérées des heures supplémentaires. Les calculs sont faits et déposés à l’Inspection de travail. Ils voulaient passer à l’action mais leur ardeur est stoppée pour le moment par la grève des fonctionnaires dont font partie les Inspecteurs du travail qui ont en charge le dossier.

La direction a intérêt à régler cette autre histoire au plus vite sinon il faudra qu’elle s’attende à des journées chaudes et mouvementées dans les semaines à venir.


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