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TGCC : UN ACCIDENT DE PLUS QUI PROVOQUE LA GROGNE DES TRAVAILLEURS

TGCC est une entreprise Marocaine qui exerce dans le secteur du bâtiment et travaux publics en Côte d’Ivoire. Actuellement, elle a deux chantiers dans la commune de Plateau. Sur ces chantiers, par manque de mesures de sécurité, il y a régulièrement des accidents de travail. Malgré cela, la direction ne s’est jamais préoccupée de prévenir ces accidents. En plus, elle ne prend pas soin des travailleurs accidentés. C’est cette négligence et ce mépris qui ont provoqué la colère des travailleurs lors d’un accident qui s’est produit dans la dernière semaine du mois de septembre.

Un échafaudage de fortune s’était écroulé sur deux manœuvres qui étaient entrain de travailler au sous-sol de l’immeuble en construction. L’un des deux a été grièvement blessé. Tous les chefs avaient disparu du chantier, laissant le travailleur dans un piteux état et agonisant. Ce sont alors ses collègues qui ont fait appel aux sapeurs-pompiers. Quand ces derniers sont arrivés, il n’y avait personne pour prendre les responsabilités pour les frais du transfert du blessé à l’hôpital. Il a fallu que les travailleurs se montrent menaçants avant qu’un responsable ne revienne du second chantier situé à environ 500 mètres, où ils s’étaient tous enfuis. Mais le calvaire du travailleur accidenté n’est pas terminé. Il a été déposé au CHU de Treichville sans recevoir les soins, puisque la direction n’a pas laissé l’argent des frais d’hôpitaux. C’est, encore une fois, quand ses collègues ont menacé d’arrêter le chantier que la direction a envoyé quelqu’un pour payer les frais.

Pour le moment, la direction continue de payer les ordonnances. Mais elle ne verse pas le salaire du travailleur accidenté. D’ailleurs, c’est le cas de tous ceux qui ont déjà été victimes d’accidents de travail dans cette entreprise. D’ailleurs, aucun d’eux n’ont même eu droit aux soins adéquats.

Suite à cet accident, les travailleurs ont commencé à s’organiser pour que ce genre de situation ne se produise plus. Ils ont vu que sans une solidarité active, individuellement ils ne sont rien face à leur exploiteur. Ils ont décidé de rester mobilisés et ont déposé à la direction une liste de revendications dénonçant toutes les mauvaises conditions de travail qu’ils subissent.


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